Saint-Imier: Alain Auderset s’est imposé sur le terrain de la BD chrétienne. Auteur à succès, ce jeune artiste évoque le sens de son œuvre, forte d’un message d’espoir. Il parle également de sa foi telle qu’il la vit au quotidien. Portrait.
"Je n'aime guère l'étiquette de dessinateur chrétien. Je me vois plus simplement comme un panneau qui indique le chemin de Jésus-Christ. Et ma principale ambition, c'est d'inciter à la réflexion Monsieur Tout-le-monde, qu'il soit croyant ou athée." Installé depuis 1992 à Saint-Imier, dans le Jura bernois, le bédéiste d'origine fribourgeoise Alain Auderset, 43 ans, se veut un messager de l'espoir: "Dans une société qui enseigne, au lieu du christianisme, la religion du matérialisme – il faut posséder pour être heureux –, qui véhicule le culte des apparences, la foi peut métamorphoser une vie."
Et l'artiste évangélique au look d'adolescent, qui a rencontré Dieu à 15 ans (lire l'encadré), de formuler cette métaphore: "De nombreuses personnes vivent à l'état de graine, avec des potentialités inexploitées, des trésors de spiritualité ignorés. Or, croire en Dieu contribue à faire éclore cette graine, à nous libérer des prisons mentales et des illusions. Il est lumineux de comprendre que nous ne sommes pas le fruit du hasard, que nous n'avons rien à voir avec des numéros, bref que nous sommes aimés."
Ces convictions religieuses et existentielles, Alain Auderset les a parsemées, sans pesanteur dogmatique, dans une œuvre riche de six albums. Avec l'arme de l'humour caustique et un coup de crayon à l'esthétisme raffiné, il décrit le cheminement de personnages, Marcel, Robi, Willy Grunch, qui découvrent un sens à leur vie grâce à la foi.
La solution aux problèmes sociaux vient uniquement du Christ et des Evangiles
Outre une spiritualité omniprésente, ses BD contiennent une critique féroce de la société de consommation. C'est un euphémisme, le capitalisme et ses dérives marchandes en prennent pour leur grade. Mais Alain Auderset refuse d'être enfermé dans le statut d'artiste à vocation politique: "J'ai sans conteste un côté soixante-huitard. Je me retrouve dans certains mouvements politiques, mais je ne leur fais pas confiance. Car la solution aux problèmes sociaux ne peut pas venir d'un leader, d'un parti ou d'une idéologie, mais uniquement du Christ et des Evangiles. Disons-le sans ambages, je ne nourris aucune illusion sur la nature humaine."
C'est dans une ancienne église imérienne du 19e siècle que le bédéiste, entouré d'une équipe d'une dizaine de collaborateurs, donne vie à son œuvre. Ce lieu de création est au diapason de la personnalité d'Alain Auderset: original, atypique, surprenant, anticonformiste, inventif et chaleureux. Immense jardin exotique où trônent d'impressionnantes plantes, tel ce bananier qui salue le visiteur à l'entrée, l'atelier Auderset insuffle sérénité, joie, poésie, douces rêveries.
Au milieu de cette nature luxuriante, un désordre baroque règne en maître. Une guitare, un piano, de vieux microscopes, des cartons gavés d'albums, le dessin géant suspendu au mur du Christ en croix avec l'inscription "Dieu t'aime grand comme ça!!!", une chaire d'église transformée en table de dessin donnent toute la mesure de la joyeuse anarchie créatrice qui habite l'endroit, de la saine folie qui le traverse.
Jésus-Christ, un ami
Alain Auderset, les cheveux éternellement en bataille, le sourire timide, le verbe sobre, est un artiste comblé à la simplicité émouvante. Depuis la publication de sa première BD "Idées reçues", en septembre 2001, il a vendu près de 150'000 albums en Europe, aux Etats-Unis, au Québec et même à Taïwan. En dépit de cette notoriété, qui ne lui a pas donné la grosse tête, l'Imérien ne mène pas une vie opulente, comme il le souligne avec pudeur: "La BD ne me permet pas de gagner beaucoup d'argent. Avec la foule d'intermédiaires qu'il faut payer, il ne reste plus grand-chose au final. Mon équipe et moi-même travaillons donc sans garantie de salaire."
Ces contraintes matérielles n'entament pas le moral et la bonne humeur du bédéiste. C'est dans la forêt proche de son atelier qu'il va prier au gré de longues promenades. "Je m'adresse à Jésus-Christ comme s'il s'agissait d'un ami. J'essaie d'établir avec lui une relation authentique", explique-t-il. Loin des réflexions théoriques et des appartenances aux chapelles, Alain Auderset vit sa foi de manière instinctive, spontanée, pragmatique, presque sentimentale: "Je ne suis pas philosophe dans l'âme et je n'apprécie guère les religions dans leur dimension institutionnelle. La seule chose qui m'intéresse, c'est de passer un moment avec Dieu, de m'adresser quotidiennement à lui." Plus d'informations sur www.auderset.com.
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Saint-Imier: Alain Auderset s’est imposé sur le terrain de la BD chrétienne. Auteur à succès, ce jeune artiste évoque le sens de son œuvre, forte d’un message d’espoir. Il parle également de sa foi telle qu’il la vit au quotidien. Portrait.
Saint-Imier: Alain Auderset s’est imposé sur le terrain de la BD chrétienne. Auteur à succès, ce jeune artiste évoque le sens de son œuvre, forte d’un message d’espoir. Il parle également de sa foi telle qu’il la vit au quotidien. Portrait.
"Je n'aime guère l'étiquette de dessinateur chrétien. Je me vois plus simplement comme un panneau qui indique le chemin de Jésus-Christ. Et ma principale ambition, c'est d'inciter à la réflexion Monsieur Tout-le-monde, qu'il soit croyant ou athée." Installé depuis 1992 à Saint-Imier, dans le Jura bernois, le bédéiste d'origine fribourgeoise Alain Auderset, 43 ans, se veut un messager de l'espoir: "Dans une société qui enseigne, au lieu du christianisme, la religion du matérialisme – il faut posséder pour être heureux –, qui véhicule le culte des apparences, la foi peut métamorphoser une vie."
Et l'artiste évangélique au look d'adolescent, qui a rencontré Dieu à 15 ans (lire l'encadré), de formuler cette métaphore: "De nombreuses personnes vivent à l'état de graine, avec des potentialités inexploitées, des trésors de spiritualité ignorés. Or, croire en Dieu contribue à faire éclore cette graine, à nous libérer des prisons mentales et des illusions. Il est lumineux de comprendre que nous ne sommes pas le fruit du hasard, que nous n'avons rien à voir avec des numéros, bref que nous sommes aimés."
Ces convictions religieuses et existentielles, Alain Auderset les a parsemées, sans pesanteur dogmatique, dans une œuvre riche de six albums. Avec l'arme de l'humour caustique et un coup de crayon à l'esthétisme raffiné, il décrit le cheminement de personnages, Marcel, Robi, Willy Grunch, qui découvrent un sens à leur vie grâce à la foi.
La solution aux problèmes sociaux vient uniquement du Christ et des Evangiles
Outre une spiritualité omniprésente, ses BD contiennent une critique féroce de la société de consommation. C'est un euphémisme, le capitalisme et ses dérives marchandes en prennent pour leur grade. Mais Alain Auderset refuse d'être enfermé dans le statut d'artiste à vocation politique: "J'ai sans conteste un côté soixante-huitard. Je me retrouve dans certains mouvements politiques, mais je ne leur fais pas confiance. Car la solution aux problèmes sociaux ne peut pas venir d'un leader, d'un parti ou d'une idéologie, mais uniquement du Christ et des Evangiles. Disons-le sans ambages, je ne nourris aucune illusion sur la nature humaine."
C'est dans une ancienne église imérienne du 19e siècle que le bédéiste, entouré d'une équipe d'une dizaine de collaborateurs, donne vie à son œuvre. Ce lieu de création est au diapason de la personnalité d'Alain Auderset: original, atypique, surprenant, anticonformiste, inventif et chaleureux. Immense jardin exotique où trônent d'impressionnantes plantes, tel ce bananier qui salue le visiteur à l'entrée, l'atelier Auderset insuffle sérénité, joie, poésie, douces rêveries.
Au milieu de cette nature luxuriante, un désordre baroque règne en maître. Une guitare, un piano, de vieux microscopes, des cartons gavés d'albums, le dessin géant suspendu au mur du Christ en croix avec l'inscription "Dieu t'aime grand comme ça!!!", une chaire d'église transformée en table de dessin donnent toute la mesure de la joyeuse anarchie créatrice qui habite l'endroit, de la saine folie qui le traverse.
Jésus-Christ, un ami
Alain Auderset, les cheveux éternellement en bataille, le sourire timide, le verbe sobre, est un artiste comblé à la simplicité émouvante. Depuis la publication de sa première BD "Idées reçues", en septembre 2001, il a vendu près de 150'000 albums en Europe, aux Etats-Unis, au Québec et même à Taïwan. En dépit de cette notoriété, qui ne lui a pas donné la grosse tête, l'Imérien ne mène pas une vie opulente, comme il le souligne avec pudeur: "La BD ne me permet pas de gagner beaucoup d'argent. Avec la foule d'intermédiaires qu'il faut payer, il ne reste plus grand-chose au final. Mon équipe et moi-même travaillons donc sans garantie de salaire."
Ces contraintes matérielles n'entament pas le moral et la bonne humeur du bédéiste. C'est dans la forêt proche de son atelier qu'il va prier au gré de longues promenades. "Je m'adresse à Jésus-Christ comme s'il s'agissait d'un ami. J'essaie d'établir avec lui une relation authentique", explique-t-il. Loin des réflexions théoriques et des appartenances aux chapelles, Alain Auderset vit sa foi de manière instinctive, spontanée, pragmatique, presque sentimentale: "Je ne suis pas philosophe dans l'âme et je n'apprécie guère les religions dans leur dimension institutionnelle. La seule chose qui m'intéresse, c'est de passer un moment avec Dieu, de m'adresser quotidiennement à lui." Plus d'informations sur www.auderset.com.
Saint-Imier: Alain Auderset s’est imposé sur le terrain de la BD chrétienne. Auteur à succès, ce jeune artiste évoque le sens de son œuvre, forte d’un message d’espoir. Il parle également de sa foi telle qu’il la vit au quotidien. Portrait.
"Je n'aime guère l'étiquette de dessinateur chrétien. Je me vois plus simplement comme un panneau qui indique le chemin de Jésus-Christ. Et ma principale ambition, c'est d'inciter à la réflexion Monsieur Tout-le-monde, qu'il soit croyant ou athée." Installé depuis 1992 à Saint-Imier, dans le Jura bernois, le bédéiste d'origine fribourgeoise Alain Auderset, 43 ans, se veut un messager de l'espoir: "Dans une société qui enseigne, au lieu du christianisme, la religion du matérialisme – il faut posséder pour être heureux –, qui véhicule le culte des apparences, la foi peut métamorphoser une vie."
Et l'artiste évangélique au look d'adolescent, qui a rencontré Dieu à 15 ans (lire l'encadré), de formuler cette métaphore: "De nombreuses personnes vivent à l'état de graine, avec des potentialités inexploitées, des trésors de spiritualité ignorés. Or, croire en Dieu contribue à faire éclore cette graine, à nous libérer des prisons mentales et des illusions. Il est lumineux de comprendre que nous ne sommes pas le fruit du hasard, que nous n'avons rien à voir avec des numéros, bref que nous sommes aimés."
Ces convictions religieuses et existentielles, Alain Auderset les a parsemées, sans pesanteur dogmatique, dans une œuvre riche de six albums. Avec l'arme de l'humour caustique et un coup de crayon à l'esthétisme raffiné, il décrit le cheminement de personnages, Marcel, Robi, Willy Grunch, qui découvrent un sens à leur vie grâce à la foi.
La solution aux problèmes sociaux vient uniquement du Christ et des Evangiles
Outre une spiritualité omniprésente, ses BD contiennent une critique féroce de la société de consommation. C'est un euphémisme, le capitalisme et ses dérives marchandes en prennent pour leur grade. Mais Alain Auderset refuse d'être enfermé dans le statut d'artiste à vocation politique: "J'ai sans conteste un côté soixante-huitard. Je me retrouve dans certains mouvements politiques, mais je ne leur fais pas confiance. Car la solution aux problèmes sociaux ne peut pas venir d'un leader, d'un parti ou d'une idéologie, mais uniquement du Christ et des Evangiles. Disons-le sans ambages, je ne nourris aucune illusion sur la nature humaine."
C'est dans une ancienne église imérienne du 19e siècle que le bédéiste, entouré d'une équipe d'une dizaine de collaborateurs, donne vie à son œuvre. Ce lieu de création est au diapason de la personnalité d'Alain Auderset: original, atypique, surprenant, anticonformiste, inventif et chaleureux. Immense jardin exotique où trônent d'impressionnantes plantes, tel ce bananier qui salue le visiteur à l'entrée, l'atelier Auderset insuffle sérénité, joie, poésie, douces rêveries.
Au milieu de cette nature luxuriante, un désordre baroque règne en maître. Une guitare, un piano, de vieux microscopes, des cartons gavés d'albums, le dessin géant suspendu au mur du Christ en croix avec l'inscription "Dieu t'aime grand comme ça!!!", une chaire d'église transformée en table de dessin donnent toute la mesure de la joyeuse anarchie créatrice qui habite l'endroit, de la saine folie qui le traverse.
Jésus-Christ, un ami
Alain Auderset, les cheveux éternellement en bataille, le sourire timide, le verbe sobre, est un artiste comblé à la simplicité émouvante. Depuis la publication de sa première BD "Idées reçues", en septembre 2001, il a vendu près de 150'000 albums en Europe, aux Etats-Unis, au Québec et même à Taïwan. En dépit de cette notoriété, qui ne lui a pas donné la grosse tête, l'Imérien ne mène pas une vie opulente, comme il le souligne avec pudeur: "La BD ne me permet pas de gagner beaucoup d'argent. Avec la foule d'intermédiaires qu'il faut payer, il ne reste plus grand-chose au final. Mon équipe et moi-même travaillons donc sans garantie de salaire."
Ces contraintes matérielles n'entament pas le moral et la bonne humeur du bédéiste. C'est dans la forêt proche de son atelier qu'il va prier au gré de longues promenades. "Je m'adresse à Jésus-Christ comme s'il s'agissait d'un ami. J'essaie d'établir avec lui une relation authentique", explique-t-il. Loin des réflexions théoriques et des appartenances aux chapelles, Alain Auderset vit sa foi de manière instinctive, spontanée, pragmatique, presque sentimentale: "Je ne suis pas philosophe dans l'âme et je n'apprécie guère les religions dans leur dimension institutionnelle. La seule chose qui m'intéresse, c'est de passer un moment avec Dieu, de m'adresser quotidiennement à lui." Plus d'informations sur www.auderset.com.
Saint-Imier: Alain Auderset s’est imposé sur le terrain de la BD chrétienne. Auteur à succès, ce jeune artiste évoque le sens de son œuvre, forte d’un message d’espoir. Il parle également de sa foi telle qu’il la vit au quotidien. Portrait.
"Je n'aime guère l'étiquette de dessinateur chrétien. Je me vois plus simplement comme un panneau qui indique le chemin de Jésus-Christ. Et ma principale ambition, c'est d'inciter à la réflexion Monsieur Tout-le-monde, qu'il soit croyant ou athée." Installé depuis 1992 à Saint-Imier, dans le Jura bernois, le bédéiste d'origine fribourgeoise Alain Auderset, 43 ans, se veut un messager de l'espoir: "Dans une société qui enseigne, au lieu du christianisme, la religion du matérialisme – il faut posséder pour être heureux –, qui véhicule le culte des apparences, la foi peut métamorphoser une vie."
Et l'artiste évangélique au look d'adolescent, qui a rencontré Dieu à 15 ans (lire l'encadré), de formuler cette métaphore: "De nombreuses personnes vivent à l'état de graine, avec des potentialités inexploitées, des trésors de spiritualité ignorés. Or, croire en Dieu contribue à faire éclore cette graine, à nous libérer des prisons mentales et des illusions. Il est lumineux de comprendre que nous ne sommes pas le fruit du hasard, que nous n'avons rien à voir avec des numéros, bref que nous sommes aimés."
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La solution aux problèmes sociaux vient uniquement du Christ et des Evangiles
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C'est dans une ancienne église imérienne du 19e siècle que le bédéiste, entouré d'une équipe d'une dizaine de collaborateurs, donne vie à son œuvre. Ce lieu de création est au diapason de la personnalité d'Alain Auderset: original, atypique, surprenant, anticonformiste, inventif et chaleureux. Immense jardin exotique où trônent d'impressionnantes plantes, tel ce bananier qui salue le visiteur à l'entrée, l'atelier Auderset insuffle sérénité, joie, poésie, douces rêveries.
Au milieu de cette nature luxuriante, un désordre baroque règne en maître. Une guitare, un piano, de vieux microscopes, des cartons gavés d'albums, le dessin géant suspendu au mur du Christ en croix avec l'inscription "Dieu t'aime grand comme ça!!!", une chaire d'église transformée en table de dessin donnent toute la mesure de la joyeuse anarchie créatrice qui habite l'endroit, de la saine folie qui le traverse.
Jésus-Christ, un ami
Alain Auderset, les cheveux éternellement en bataille, le sourire timide, le verbe sobre, est un artiste comblé à la simplicité émouvante. Depuis la publication de sa première BD "Idées reçues", en septembre 2001, il a vendu près de 150'000 albums en Europe, aux Etats-Unis, au Québec et même à Taïwan. En dépit de cette notoriété, qui ne lui a pas donné la grosse tête, l'Imérien ne mène pas une vie opulente, comme il le souligne avec pudeur: "La BD ne me permet pas de gagner beaucoup d'argent. Avec la foule d'intermédiaires qu'il faut payer, il ne reste plus grand-chose au final. Mon équipe et moi-même travaillons donc sans garantie de salaire."
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